Mâtage voilier maxus 24 Amor Fati

Une semaine à Västervik

Le bateau

On ne va pas vous mentir, il nous a fallu quelques jours pour se remettre de notre mésaventure lors du remontage du hors bord la semaine dernière (voir Actualité précédente). D’abord parce que la scène de l’accident a pas mal tourné en boucle dans nos têtes les premiers jours, et aussi accessoirement parce que ça fait mal, surtout la première nuit 😉 On a donc profité d’un peu de repos à l’hôtel et de quelques ballades, puis les enfants ont repris un rythme de travail scolaire.

Il a ensuite fallu nous ré-approprier notre bateau Amor Fati afin que progressivement, d’une scène d’accident, il redevienne notre cabane flottante pour les mois à venir. Ça a été un peu compliqué pour les enfants au début, mais quelques visites régulières du bateau à la Marina, un peu de bricolage à bord et des jeux sur les pontons, nous ont permis de franchir cette première étape nécessaire de remise en route. Saupoudrez tout çà d’un peu de soleil et d’une nette remontée des températures, et tous les ingrédients étaient réunis pour nous décider à ce qu’Amor Fati redevienne un vrai bateau à voile, plutôt qu’une galère à roulettes.

Mardi 11 mai 2021, c’est une Clairette sur-motivée qui débarque sur les pontons de la Marina de Slottsholmen. La consigne de la patronne est claire : interdiction de sortir la main gauche de mon cache-cou transformée en écharpe à main. Objectif : avant l’heure de l’apéro (et c’est plutôt assez tôt en Suède) Amor Fati doit avoir retrouvé son mât, ses voiles et l’ensemble de l’accastillage déposé pour le transport. Le Maxus 24 est un bateau malin, pensé pour être rapidement mâté/démâté afin de passer sous des ponts ou être transporté. C’est donc à trois mains, et avec une technique déjà éprouvée avec les copains à La Rochelle, qu’en quelques heures nous réalisons l’ensemble des travaux nécessaires. Claire est en mode « machine« , et brasse le matériel et la caisse à outils sur le pont comme à l’intérieur. Vers 16h, Amor Fati est prêt pour un nouveau départ. Il ne reste que ce foutu nettoyage des voiles que je n’ai cessé de repousser à La Rochelle et que nous n’avons, une fois de plus, pas pu réaliser en Suède avec l’interdiction formelle de mouiller ma main gauche. On espère que vous nous pardonnerez les quelques bandes vertes qui subsistent sur la garde-robe d’Amor Fati…

La journée du lendemain (mercredi 12 mai) est consacrée au chargement du bateau. Malgré la quantité de sacs, nous sommes plutôt bien organisés et le bateau dispose de nombreux rangements (« puisque je vous dis qu’il est malin ce Maxus !« ). Claire se lance dans un grand Tétris qu’il va falloir progressivement optimisé. Les enfants ont leur coin à eux, à l’avant du bateau, et nous cherchons à les autonomiser au maximum sur la gestion de leurs affaires personnelles. Quant à moi, n’ayant pas participé directement au rangement, chaque ouverture de placard ou de coffre se transforme en paris sur leur contenu où il m’arrive de m’interroger sur la logique parfois très personnelle et les quelques méandres de l’esprit pratique de Claire. A raison d’une trentaine de coffres et placards répartis dans tout le bateau, il est parfois long de trouver une simple paire de godasses…

Pendant ce temps là, je me lance avec les enfants dans une grosse mission « courses » au supermarché de Västervik. Après une heure passée sur Google Traduction (et trois rayons parcourus), en concertation avec mes équipiers Paul et Blanche, nous nous décidons à sortir des sentiers battus et de notre traditionnelle liste de courses, pour nous lancer en « terrain d’aventures ». En 30 minutes, nous parcourons le reste du magasin avec un cadis chargé d’un vague « à peu près » qui fera l’affaire, et rejoignons Clairette à la Marina. Dernière soirée à la GuestHouse avant de nous installer une bonne fois pour toute à bord d’Amor Fati.

Jeudi 13 mai. J’ai rendez-vous à l’hôpital de Västervik pour un examen de contrôle de mon doigt. Accueil encore adorable de toute l’équipe. Deux infirmiers prennent grand soin à défaire mon pansement en place depuis l’opération. N’ayant presque plus de douleurs permanentes depuis quelques jours, je caresse secrètement l’espoir de trouver d’ici quelques minutes un moignon déjà presque cicatrisé qui nous permettra de vite prendre la mer. Bien que le processus de cicatrisation soit en bonne voie, il va falloir attendre encore un peu… Nouvelle visite de contrôle prévue pour le mardi 18 mai avant d’enlever les points de suture le jeudi 20 si tout va bien. La consigne du chirurgien orthopédique (lui-même plaisancier) est claire : pas de bateau avant cette date, et sport en mode « running easy« .

Je sors de l’hôpital, direction le bateau où nous avons désormais pris nos quartiers. Nous allons profité de cette nouvelle semaine pour organiser la vie à bord (même à quai), visiter Västervik et ses environs, et préparer les premières étapes à la voile, dès que nous pourrons mettre le cap au nord. D’ici là, on vous remercie chaleureusement pour vos commentaires, messages de soutien et d’encouragements, et on vous embrasse !

PS : on commence à alimenter régulièrement la page //Galeries pour ceux qui veulent voir d’avantage de photos.

8 réflexions sur “Une semaine à Västervik

  1. Rien ne vaut l’esprit « Claire » pour se remettre en ordre de marche…
    Bien contents de pour vous de ces bonnes nouvelles, on croise les doigts (!) pour que tu sois apte à la navigation le 20 mai Alex !
    Alex, sais-tu comment on dit « tomate » en suédois ?
    Paul et Blanche ont l’air au top, c’est bon de vous suivre !
    Les Fresson

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  2. mais quel plaisir de suivre votre aventure. une vraie histoire de vie et de famille.. avec tous les ingrédients ! prends soin de toi Alex et continue mais avec moins de casse hein ? Bizz a tous

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  3. J’ai appris qu’une tempête magnétique était en cours (KP 7) et que des aurores boréales seraient visibles en Écosse et au nord du Danemark, en avez vous vu?
    Bon rétablissement et bon courage, on espère que le grand départ sera la semaine prochaine 🤞

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  4. La quantité impressionnante d’avitaillement à ranger dans un bateau de cette taille demande une certaine rigueur d’organisation! A propos de rangement, le chantier Polonais a quelque peu renâclé pour installer les 6 placards supérieurs dans le carré car c’est une option qui était peu demandée donc plus ou moins abandonnée.

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