Nord de l’archipel de Stockholm – Du 25 juin au 5 juillet

Le bateau

Du 25 juin au 1er juillet – Vaxholm
Commençons par ce qui fâche : on a pris une grosse déculottée en finale de Top 14 de rugby… Malgré une très belle saison, la tête et les jambes des joueurs du Stade Rochelais sont visiblement restées au vestiaire du Stade de France, en cette soirée du 25 juin. Pendant ce temps-là au nord de l’Europe, se déroulait la fête de Midsommar, le jour le plus long de l’année. Un week-end prolongé d’agapes familiales dans tous les pays nordiques. Malgré l’annulation des festivités publiques pour cause de COVID, les suédois sortent sur leur 31 par ce bel après-midi estival. Des couronnes de fleurs garnissent de nombreuses têtes, des branches d’arbres aux feuilles bien vertes sont accrochées un peu partout dans la ville, et le grand pavois est de sortie sur de nombreux bateaux. Je finis par céder aux croyances et coutumes locales, et profite d’un petit jogging pour ramasser un rameau fleuri que j’attache sur le bout de la delphinière d’Amor Fati. Il paraît que ça porte bonheur, ça pourrait nous être utile 😉 Nous n’assisteront malheureusement pas aux danses et chants traditionnels qui se jouent d’habitude autour de grands feux sur les places, mais nous profiterons dans le port du bain très matinal de quelques fêtards résolus à participer jusqu’au bout à cette nuit blanche. 

Le week-end s’écoule tranquillement à bord. Nous profitons de cette escale forcée dans l’attente de la réception du nouveau moteur pour quelques travaux de nettoyage et d’entretien à bord. Nous en profitons également pour apprendre aux enfants à jouer aux cartes. Blanche est étonnante dans l’exercice du haut de ses quatre ans. Un petit tour de bac le dimanche midi nous permet de rejoindre la forteresse de Vaxholm. Elle est située sur une petite île au milieu d’un chenal, sur l’une des deux seules voies d’accès à Stockholm par la mer. C’est donc tout naturellement qu’elle a servi de place forte d’artillerie, de la fin du moyen-âge, jusqu’à la guerre froide. Elle abrite aujourd’hui un musée, un hôtel, une galerie d’art et un restaurant. Ce dernier est fermé pendant le week-end de Midsommar, et puisque d’après le célèbre proverbe tibéto-pictave : « quand le ventre a faim, l’esprit vagabonde », c’est d’humeur massacrante pour cause de disette forcée que j’encourage toute notre fine équipe à quitter l’île pour chercher pitance dans les meilleurs délais. Après un bon repas, mon humeur s’est éclaircie ; à l’inverse du ciel. Un énorme orage vient frapper Vaxholm en milieu d’après-midi. Nous sommes en terrasse sous un grand store qui nous abrite, regardant les passants courir sous les trombes d’eau. Après quelques minutes, sous l’effet du vent, la sécurité du store s’active, et celui-ci se met à s’enrouler doucement. Inexorablement, il livre alors chaque table et ses occupants aux caprices du ciel. Panique en terrasse, tout le monde aux abris ! En 3 secondes la tasse de café de Claire est à nouveau pleine d’un jus brunâtre. Il ne reste plus que deux mètres de store. Nous aidons comme nous pouvons une table occupée par plusieurs personnes en fauteuil roulant, visiblement résignées à finir submergées… Impossible de les abriter, la porte du restaurant est trop étroite. Un employé attiré par les cris de la patronne fini par trouver la commande d’arrêt d’urgence du store, et le drôle de supplice s’arrête. Une scène digne d’Indiana Jones ! Nous sommes hilares jusqu’à ce que nous nous rappelions que les hublots du bateau sont bien évidemment restés ouverts… Nous regagnons le bord sous des trombes d’eau et au pas de course ! Le vent s’est levé brutalement et de nombreux bateaux viennent se mettre à l’abri dans le port. Nous les aidons comme nous pouvons dans leurs manœuvres rendues difficiles par le coup de vent et je manque une nouvelle fois de passer à l’eau avec une Suédoise. Celle-ci tente coûte que coûte de retenir l’avant de son bateau depuis le ponton, pendant que je la retiens par la taille pour qu’elle ne parte pas avec le bateau… Il a tellement plu que deux équipiers sur différents bateaux arrivent avec le gilet autogonflant déclenché.Une fois séchés, c’est dans une atmosphère brumeuse mais à nouveau ensoleillée, qu’en fin d’après-midi nous gagnons l’échiquier géant de la petite place. Séance initiation au déplacement des pièces et première partie d’échecs pour Ti’Paul sous les regards intéressés de sa sœur qui, sans un bruit, n’en perd pas une miette.

Le lundi nous partons pour une randonnée de 8 kilomètres sur la côte sud de l’île. La ballade est assez sauvage et nous gagnons une grande plage aménagée avec ponton et plongeoir sur la pointe ouest. Les enfants se régalent de pouvoir profiter des joies de la plage en sable et marchent sans broncher au retour. Blanche est en mode « border-collie » et fait des allers retours en courant entre nous tout le retour. 

Je profite également de ces jours de pause pour finir mon chantier de lecture en cours : Dune de Frank Herbert. Outre quelques images du film (qui a d’ailleurs traumatisé ma sœur au cinéma dans son enfance), je ne me suis encore jamais penché sur cette saga. Une très belle découverte dans l’attente de lire les tomes suivants à notre retour. Pendant ce voyage, je me suis promis de lire les classiques de science-fiction qui manquent à mon actif. C’est ainsi que dans ma bibliothèque de bord j’ai également embarqué le Tome 1 du Cycle des Robots, un classique de la SF des années 40. Je le garde pour la fin. Pendant ce temps-là, Claire s’est enfin convertie à Alain Damasio. Après La Horde du Contre-Vent, elle enchaîne avec Les Furtifs, et ne lâche plus sa liseuse en soirée.

Le mardi nous recevons la confirmation de la réception du moteur par le chantier. Rendez-vous est pris pour un montage le jeudi 1er juillet. Après quelques courses, menus chantiers à bord et lessives, nous partons nous baigner sur un petit ponton face à une galerie d’art. Si j’avais de l’argent et un plus grand bateau, je crois que je me lancerai dans le trafic d’art 😉

Dans la journée, le port s’est rempli de bateaux battant pavillon allemand, attirés par le match de la Mannschaft à l’Euro de football. Alors que nous partons pour le bar des sports pour voir le match avec Blanche, Claire reste au bateau avec Paul qui ne se sent pas très bien. Nous nous rejoignons 1h plus tard à bord. Paul a vomi dans le bateau pendant que Blanche vomissait sur la terrasse du bar. Sans un pleur, bien gentiment, les enfants vont se relayer pour vomir jusqu’en milieu de nuit, veillés par Claire qui somnole dans le carré entre deux interventions. Nous soupçonnons une intoxication alimentaire à base de yaourt. Bien que la glacière fonctionne très bien, le yaourt y a visiblement moyennement apprécié son séjour prolongé.

Au matin les enfants sont livides mais ne vomissent plus. Nous restons donc tranquillement à bord pour un repos collectif à base de lectures et de quelques jeux. Dans l’après-midi nous faisons quelques courses avant le départ et commençons à envisager quelques hypothèses pour la suite du programme de navigation. Après une dernière petite partie d’échecs en soirée, une sorte de lougre d’une vingtaine de mètres, le Constantia, vient s’amarrer sur le ponton extérieur du port. Les enfants sont ravis de pouvoir venir observer de près ce navire construit en 1908. S’il n’avait pas embarqué un poteau de signalétique du port avec son mât de beaupré pendant la manœuvre, nous aurions été invités à bord pour le visiter en famille, mais les réparations s’attardent et il est l’heure pour les enfants de gagner leurs couchettes. 

1er juillet
Départ à 8h de la marina pour contourner l’île et rejoindre Gustaf, le patron du chantier V-holm Martina AB qui va nous remplacer notre moteur. Nous nous séparons de l’ancien sans regret après 10 nouvelles minutes de ratés et de calages ce matin avant de pouvoir quitter le port. En fin de matinée, le nouveau moteur arrive suspendu à l’engin de levage du chantier, et vient se caler sur la chaise arrière avec l’aide de Claire qui, bizarrement, tient absolument à ce que je reste éloigné de la manœuvre… 
Ce nouveau moteur est identique au précédent en puissance (9.9 CV), et dispose d’une hélice forte poussée qui devrait rendre le bateau plus réactif sur les manœuvres à faible vitesse. En revanche, pour le kit de commandes à distances, nous devrons patienter jusqu’à notre retour en France et sa disponibilité. Heureusement, le passage marche avant/marche arrière se fait directement sur la barre franche du hors-bord, m’évitant ainsi de devoir me pencher complétement en arrière pour actionner le levier d’embrayage situé habituellement sur le côté du moteur. A midi, l’affaire est bouclée ! Nous avons un nouveau moteur, mais le vent s’est levé et souffle maintenant du nord-est entre 15 et 25 kts à l’abri, sur le ponton de service. Nous décidons donc de patienter pour espérer partir en début de soirée vers le nord de l’archipel, via le chenal de Norrtäljeviken que nous n’avons pas encore emprunté.

2 juillet – Vaxholm // Fejan
Réveil matinal sur Amor Fati. La veille au soir le vent ne s’est pas calmé. Avec l’accord de Gustaf, le patron du chantier, nous avons donc passé la nuit sur le ponton de service et sommes partis avec le lever du soleil, à 4h30 du matin. Le vent n’est toujours pas dans le bon sens, mais au moins nous sommes seuls sur l’eau. Il fait grand beau et les enfants dorment. Une longue journée nous attend. Ce long chenal étroit est assez monotone, mais je suis ravi de pouvoir à nouveau naviguer. Avant le voyage j’avais longtemps imaginé pouvoir profiter de ces longues nuits ensoleillées pour naviguer tranquillement : c’est chose faite ! A partir de 6h du matin, la monotonie du parcours et des conditions est vite brisée par les premiers allers et venues d’immenses paquebots et ferries qui rallient la capitale suédoise par ce canal. Obligation est faite de leur faire place tant il est difficile de manœuvrer dans ces étroits passages. A 10h, alors que les enfants sont éveillés depuis quelques minutes et jouent tranquillement dans le bateau, nous faisons escale à une pompe à essence flottante à Furusund. Le port semble mignon, mais le passage incessant des paquebots dans cette étroiture nous dissuade vite d’y passer la journée.  A partir de ce point, l’archipel s’ouvre et les voies de navigation s’élargissent. Nous passons à la voile, au près sous 10 à 15kt de vent de nord-est pour rallier l’île et le petit port de Fejan. Nous y arrivons en début d’après-midi après un peu plus de 35 MN parcourus. Cette île est située sur la frange extérieure de l’archipel de Stockholm. L’une des dernières îles avant la traversée vers l’archipel des Åland. Par cette position stratégique et son isolement, au XIXème siècle, l’île est devenue une étape de quarantaine obligatoire pour tous les navires souhaitant entrer dans l’archipel de Stockholm. C’est ainsi que jusqu’à 200 bateaux y jetaient l’ancre pour une dizaine de jours d’escale forcée pour prévenir tout risque de propagation de maladies comme le choléra. De cette période, reste quelques maisons anciennes et un hôpital en brique. L’ensemble forme un décor assez déroutant mais très sympa, tourné vers le petit port qui abrite un restaurant réputé de cette partie de l’archipel. Puisque nous sommes amarrés à quelques mètres, nous décidons d’y diner et passons une très agréable soirée. Le patron finira assis à notre table pour discuter de nos aventures, et notamment de la perte de mon bout doigt qui semble beaucoup l’intriguer. 

Samedi 3 juillet – Fejan // Gräddö
L’étape du jour est courte. Nous décidons donc de prendre notre temps. Direction le sauna et son ponton pour une petite baignade matinale, puis retour à bord. Claire prend la barre et nous conduit en deux heures au petit port de Gräddö par un long bord vent arrière plein ouest. Nous finissons par trouver une jolie petite plage de sable que les enfants vont squatter l’après-midi. Fait notable du jour, puisque la cicatrisation de mon doigt avance bien, mon infirmière personnelle m’a enfin autorisé à me baigner quelques minutes. Je fais donc comme les enfants, et m’autorise enfin mes premières brassées de crawl « volontaires » du voyage !

Dimanche 4 juillet – Gräddö // Arholma
Nous quittons notre place en milieu de matinée et faisons route au nord-est. Une fois de plus, le vent ne nous est pas favorable… La dominante de vent en cette saison, selon les guides et les locaux, est plutôt orientée ouest ou sud (ce qui annonce alors un petit coup de vent la plupart du temps). Depuis 15 jours, il souffle est/nord-est… C’est donc au près et par des bords pas franchement très efficaces dans le Lidö-fjärden que nous arrivons finalement à gagner le chenal nord qui conduit à l’île d’Arholma. Le vent est calme et souffle enfin légèrement du travers. Les enfants sont motivés sur le pont et nous leur confions la barre et l’écoute. Charge à eux de nous conduire à bon port. Après une petite dizaine de miles, nous arrivons sur une petite jetée isolée au nord-est d’Arholma. Cette île magnifique est la plus septentrionale de l’archipel de Stockholm. L’archipel des Åland (territoire quasi autonome rattaché à la Finlande) est situé juste en face, à l’est, à 20 miles au large. Nous abordons la jetée en mouillage arrière par une belle approche en faisant attention à ne pas jeter notre ligne de mouillage sur celle des voisins. Si le coin est sauvage, dans un environnement géré par la Fondation de l’Archipel, il n’en est pas moins réputé. En soirée, deux énormes voiliers, un Bavaria 37 et un Sun Odyssey 39 viennent se mettre à couple de notre Maxus 24 qui paraît alors bien ridicule à côté de ces mastodontes. La discussion s’engage avec nos voisins qui n’ont visiblement encore jamais vu d’équipage comme le nôtre se lancer dans un voyage de plusieurs mois à bord d’un si petit bateau. Je ne sais pas si c’est mon doigt, notre douche familiale à l’eau de mer le soir sur le pont, ou notre repas à base de purée mousseline, mais nous nous sommes visiblement attirés leur sympathie, mêlée surement d’un peu de pitié 😉 Ils nous offrent en soirée du pain encore chaud, sorti tout juste d’une machine à pain installée à bord du Bavaria. Après mille remerciements nous finissons, en aparté, par nous demander comment une machine à pain peut fonctionner sans branchement au 220 volts, puis nous essayons de nous projeter sur la suite du voyage. 

Les enfants ont de plus en plus envi de profiter des étapes, de la baignade, et des jeux dans les cailloux et la forêt. Depuis longtemps nous avons fait une croix sur notre parcours prévu initialement. Celui-ci se basait sur des parcours glanés sur Internet, réalisés par des équipages sans enfants, et la plupart du temps sur des vrais bateaux de voyage. Nous avions sous-estimé ces paramètres et pas franchement imaginés les galères rencontrées depuis notre arrivée en Suède. Plutôt que de nous escrimer à vouloir à tout prix rallier l’archipel des Åland pour en faire le tour, nous décidons que l’île d’Arholma sera le point le plus au nord de notre voyage. D’autant plus que la météo des 15 prochains jours n’arrête pas de changer et que nous devons être rentrés en France vers le 20 août. En effet, nous voulons avoir le temps de ranger le bateau et reposer les enfants et les parents avant la rentrée de septembre. Nous devons également récupérer notre chien Jazz, qui passe ses vacances dans la pension Atout Chien à côté de La Rochelle. Nous en profitons ici pour les remercier, car Jazz semble vraiment s’y plaire avec ses potes à poils, et nous recevons régulièrement des photos qui amusent beaucoup les enfants. Leur chien ne leur manque pas autant que leurs mamies ou leurs copains, mais quand-même 😉

Lundi 5 juillet – Journée à terre à Arholma
Cette île nous plaît beaucoup. Nous décidons donc de profiter des lieux un jour de plus avant d’entamer notre redescente vers le sud, en passant par l’extérieur de l’archipel, sa frange est, que nous n’avons pas encore parcourus. Il nous reste encore beaucoup d’îles dites incontournables que nous souhaitons visiter. Je profite enfin des joies de pouvoir plonger dès le réveil dans la Baltique depuis l’arrière du bateau. Blanche n’est jamais très loin et me rejoint à chaque fois. A force de lire Copains des Mers avec son frère et de se baigner au milieu des petits poissons qu’elle observe avec ses lunettes de plongée, elle rêve maintenant de devenir plongeuse à bord de la frégate qu’a projeté de construire Paul. Nous passons ensuite l’après-midi à explorer la pointe nord de l’île et sa batterie d’artillerie, et observons au loin la côte ouest des Åland. Nous finissons la soirée sur une magnifique terrasse d’un petit restaurant qui domine la mer, avant de rejoindre le bord pour préparer la navigation de demain. Nous partirons vers 6h du matin pour l’île de Möja, située un peu plus de 25 miles au sud.

Merci encore pour vos différents messages et commentaires que nous découvrons avec plaisir même si nous ne prenons malheureusement pas le temps de vous répondre. Nouvelles excuses pour le retard dans la production du prochain épisode de Radio Boubou qui devra attendre que nous ayons accès à du 220 volts pour recharger l’ordinateur. D’ici là, salutations, et bonnes vacances scolaires à tous ! 

Archipelement,

Claire & Alex

7 réflexions sur “Nord de l’archipel de Stockholm – Du 25 juin au 5 juillet

  1. vous pouvez acheter un convertisseur 12V, 24V ou 48V vers 220V de 1000W pour 200 euros environ ; je crois que c’est offert avec l’achat d’un moteur hors-bord neuf sur le site de monsieur Ouatssap ou pour la doc sur les convertisseurs pur sinus, voir le site Elekk qui explique bien les différences entre les matériels

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  2. Encore un épisode passionnant ! j’adore vos photos, vous êtes tous magnifiques, et quelle élégance ! Paul a bien choisi le même bleu pour chaussettes et bermuda ! On attend la frégate de Paul avec impatience et on vous embrasse.

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  3. Salut aux p’tis bouts….et aux grands….
    Quel plaisir de vous lire, de vous sentir si heureux et épanouis, un peu (beaucoup !) dans un autre monde.
    Quel dommage de vous entendre déjà parler de retour, j’ai l’impression que c’est juste commencé,
    et ça a un petit côté : « J’irai dormir chez vous ».
    J’ai bien ri de t’imaginer sur le ponton retenant la suédoise qui retenait son bateau….et le store automatique n’est pas mal non plus,
    et me rappelle un dîner helvête en terrasse une soirée d’horrible chaleur….pas un coup de tonnerre pour prévenir, le sac à flotte des nuages s’est déchiré, instantanément les verres, les assiettes, les plats étaient pleins d’eau sans que quiconque ait eu le temps de bouger,
    60 convives rincés fuyant en panique vers un abri…à se rouler dans les flaques de rire.
    Il y avait les terribles contes « pour enfants, avec les ogres qui dévoraient ou égorgeaient »…et voilà t’y pas que des parents indignes empoisonnent les enfants à coups de yaourts frelatés.
    Merci de tout ce temps passé à nous raconter, à nous faire partager… à m’éduquer…(j’ai appris l’existence du lougre !).

    Bonne voile à tout l’équipage, bisous aux deux jeunes si sympas et si dégourdis….et qui ne mettent leurs petits doigts fragiles n’importe où !
    Bonne convalo Capitaine, et bravo à l’infirmière du bord qui a évité un nouveau Capitaine Crochet !

    Jean Pierre

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  4. Merci pour ce récit passionnant. C’est un réel plaisir de découvrir chaque nouvel épisode! Le voyage est superbe et c’est vraiment très bien écrit!… Bon vent à vous vers le sud! A bientôt!

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  5. Bonjour les explorateurs !
    Nous sommes bien contents pour vous :
    Car c’est bien un réel bonheur
    d’avoir un moteur sans humeur !
    À vous maintenant les itinéraires les plus improbables dans ce vaste archipel aux mouillages innombrables et souvent, comme le montre votre magnifique reportage, judicieusement équipés.
    Votre rencontre d’un soir avec des voileux locaux largement nantis qui, très généreusement, ont offert un pain à votre famille de migrants visiblement démunis (!), nous a rappelé une situation un peu similaire.
    C‘était dans les années 70, au mois d’août à Loctudy (ou peut-être Lesconil). Nous déambulions, au soleil, sur le port à la recherche de la glacière. Notre tout jeune équipage portait un pauvre sac abritant les goûters des 3 enfants, et les parents avaient chacun un seau à la main. Un vieux matelot est venu à notre rencontre pour nous offrir sa godaille : «je n’en ai pas besoin moi, et je vous la donne pour vos petits !» Friture délicieuse, qui nous a marqués …
    Profitez bien de vos encore longues journées nordiques et merci pour ces récits illustrés qui sont un véritable enchantement.
    Bises affectueuses à vous quatre.
    Jacqueline et Jean-Claude

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