Arholma // Arkösund – Du 6 au 15 juillet

Le bateau

Mardi 6 juillet – Arholma // Möja
Après notre escale de 24 heures sur le petit ponton de l’île d’Arholma, nous attaquons désormais la route du retour. Le réveil sonne à 5h du matin. Une délivrance pour moi, après une courte nuit de sommeil achevée vers 3h du matin. Je suis d’habitude plutôt bon dormeur, mais j’ai de plus en plus de mal à gérer les nuits sans nuit. D’autant plus qu’il fait assez chaud depuis une semaine, et que nous ne mettons plus le rideau sur le hublot au-dessus de notre couchette pour pouvoir laisser entrer un peu d’air. Après une heure de navigation entre les îles, nous entrons dans le Gräskö-fjärden, une zone de navigation bien plus ouverte vers le large, située sur la partie nord-est de l’archipel. Le vent du sud se lève rapidement et s’établit autour de 15/18 kt. Il souffle donc pleine face et lève sur la mer un clapot serré qui s’avère vite pénible. La fatigue aidant, je m’agace une nouvelle fois de ce vent qui semble décidemment toujours souffler dans le sens opposé à notre route. Claire me remplace à la barre et je rejoins les enfants à l’intérieur pour me faire un café. Trois heures et quatre cafés plus tard, nous approchons de l’ensemble d’îles de Möja. La mer se calme en approchant et nous préparons notre arrivée. Notre guide de navigation suédois indique une petite baie au milieu de laquelle un petit ponton de pêcheurs peut accueillir trois ou quatre bateaux. Au loin, il nous semble pourtant apercevoir un ensemble d’une dizaine de mâts à l’entrée de la baie, ce que nous confirmons rapidement aux jumelles. Nous arrivons finalement sur un ponton qui ne figure pas sur notre guide, et nous nous amarrons entre plusieurs bateaux où semble régner une ambiance assez familiale. 
Après quelques minutes nous remarquons une petite plage accessible depuis le ponton, bien abritée derrière des rochers. En revanche, le bâtiment de services du petit port semble déserté. Nos voisins nous informent que le ponton a été construit il y a deux ans sur des bases juridiques douteuses. Depuis, interdiction est faite de le faire figurer sur les cartes et guides, et les services du port sont fermés jusqu’à nouvel ordre. En revanche, même si l’eau est coupée, la borne électrique fonctionne. Ce ponton fantôme ne figurant sur aucune carte est donc gratuit : la bonne surprise du jour ! Un suédois récemment installé sur l’île à la faveur du COVID, nous remarque, et vient engager la discussion dans un excellent français. Il nous indique les coins de l’île à ne pas rater, ainsi qu’un restaurant familial de pêcheurs à découvrir absolument. En fin de journée, nous voilà donc partis en randonnée sur l’unique piste de l’île. Après quelques kilomètres et la découverte d’un magnifique petit port de pêche sur la côte est, nous arrivons dans ce petit restaurant isolé sur une hauteur. L’accueil et les poissons sont parfaits et nous passons une excellente soirée.

Mercredi 7 juillet – Journée à terre à Möja
Objectif de la journée : atteindre le village situé à 7 kms au sud de l’île. Sur toute cette partie de l’archipel, il n’y a pas de voitures et donc pas de routes sur les îles. Les quelques voies de circulation sont des pistes en terre battue qu’empruntent de rares quads et de nombreuses et étranges mobylettes triporteurs électriques, équipées d’un grand plateau de chargement à l’avant : je les adore ! Si j’avais un bateau plus grand j’en ramènerais une à La Rochelle ! N’ayant malgré tout ni quad, ni mobylette à notre disposition (et n’arrivant pas non plus à louer de vélos), nous nous décidons à rallier le sud de l’île à pieds. Hélas, notre bonne volonté se heurte rapidement à un mur de moustiques dès l’entrée en forêt. Nous avons les produits anti-moustiques mais pas les moustiquaires de têtes… Pour la première fois de notre vie, nous sommes amenés à renoncer à notre parcours pour cause de moustiques… Dans le jargon de l’escalade et de l’alpinisme, on appelle ça un « but ».  Ce sera donc notre premier « but moustiques ». Nous nous replions sur la baignade, quelques jeux en famille, et le rangement du bateau. Dans l’après-midi, de fortes pluies s’abattent sur le pont et le temps tourne à l’orage en soirée, nous offrant quelques magnifiques couleurs au coucher du soleil.

Jeudi 8 juillet – Möja // Sandhamn
Nous quittons notre « ponton fantôme » en début de matinée et naviguons par un léger vent de sud-ouest. Nous nous engageons rapidement dans le magnifique chenal naturel de Bockösundet où nous repérons quelques mouillages sauvages, puis nous rejoignons le grand bassin de navigation situé au nord de Sandhamn. Cette petite île, située à la sortie est du principal chenal d’accès à Stockholm, devient chaque été, la capitale « chic et branchée » de la voile en Suède. Elle accueille les installations du club royal de voile, ainsi que l’arrivée de la Gotland Runt, une régate à la voile connue des scandinaves, une sorte de Fastnet de la Baltique. Puisque « chic et branché » rime avec « Autexier », nous amarrons Amor Fati sur le ponton situé juste en face du Grand Hôtel, aux côtés de voiliers de plus de 45 pieds et de yachts de luxe ! Après une heure, les filières et la bôme sont transformées en fils à linge, et nous dénotons quelques peu dans le décor. Très fiers de notre effet, nous quittons le bord et partons découvrir en famille les magnifiques bateaux classiques arrivés la veille, à l’occasion justement, de l’arrivée de la Gotland Runt.

Du vendredi 9 au dimanche 11 juillet – Journées à terre à Sandhamn
Un fort coup de vent de sud et des orages sont annoncés pour le week-end. Malgré le côté « bling-bling » du port, l’île est sauvage, et le village et ses dédales de maisons colorées magnifiques. Nous décidons donc de rester sur place pour les trois prochains jours. Nous partageons notre temps entre balades à vélos, travaux d’entretien sur le bateau et baignades. Nous visitons également les îles situées juste en face du port, accessibles par un bateau navette. Puisque nous sommes amarrés au pied de la terrasse de l’hôtel depuis laquelle nous avons une vue imprenable sur notre pont, nous nous accordons pour la première fois en soirée une sortie au bar sans enfant. 
Les coutumes locales sont parfois étranges… Alors que les nuits sont rendues agitées par de nombreux fêtards autour de l’hôtel ou sur les bateaux, un agent du port tire invariablement un coup de pistolet au pied du mât installé devant l’hôtel tous les matins à 8 heures pétante. S’en suit quelques applaudissements sur les bateaux, la levée du drapeau national au mât, et un grand nombre de plaisanciers qui s’agitent à la poupe de leurs bateaux respectifs pour installer leur pavillon. Le rituel inverse se joue tous les soirs à 21 heures précises. Le dimanche matin, après une nuit particulièrement festive autour d’Amor Fati, je me réveille en sursaut ! Un morceau de jazz est joué à fond dans les enceintes extérieures de l’hôtel, tournées vers le port. Je consulte mon téléphone : il est 5h00 du matin ! Le morceau est très beau mais je me demande quand même l’intérêt de cette nouvelle coutume dominicale… Curieux, je me présente vers 9h à la réception de l’hôtel pour demander quel est ce morceau de jazz magnifique, ainsi que le sens de ce que je crois encore être une tradition locale. Le réceptionniste se décompose et se répand immédiatement en excuses. De tradition il n’en est rien ! C’est juste l’équipe de nettoyage et de préparation de la salle du petit déjeuner qui s’est plantée dans la gestion de la console son et à envoyer par erreur la musique à l’extérieur…  Je repars bien mort de rires, mais toujours sans savoir quel était ce morceau de jazz.

Lundi 12 juillet – Sandhamn // Ornö
Il est temps de quitter Sandhamn. Le fort coup de vent du week-end est passé et laisse place à une légère brise du sud sous un franc soleil. Nous sommes ravis de cette escale malgré l’ambiance parfois bruyante, le coût du port et ses extras qui ont creusé un peu plus le déficit de la caisse du bord. Dans l’archipel de Stockholm, tout est deux fois plus cher qu’ailleurs sur le littoral suédois. Nous naviguons à nouveau au près, mais y prenons cette fois beaucoup plus de plaisirs. Le bassin est abrité par une succession de petits îlots. La mer y est plate et dans ce petit air, nous arrivons même à faire du près avec le gennaker bien bordé.  Après quelques heures, nous longeons la côte sud-est de l’île sauvage d’Ornö, et gagnons le ponton d’escale de Ornö Kyrkviken. Pour la première fois du voyage nous revenons sur une île découverte à l’aller, mais cette fois par son autre versant. Ce ponton accueille une petite station de sauvetage et un chantier. Nous y retrouvons deux voiliers en panne moteur remorqués par les sauveteurs dans la journée. De quoi réveiller quelques souvenirs 😉 Un sentier de 3 kms nous amène ensuite dans une petite réserve naturelle, puis nous passons une nuit tranquille, loin de l’agitation de Sandhamn.

Mardi 13 juillet – Ornö // Nynashamn
Le vent souffle à nouveau du nord-est autour de 10/15 kt : la promesse d’une belle journée à la voile pour gagner le port de Nynäshamn où nous avions fait escale à l’aller pour trouver une pharmacie pour la cicatrisation de mon doigt. Cette fois, nous devons faire le plein de gaz et du bar avant d’attaquer une série de mouillages plus sauvages pour les prochains jours. Après la descente de l’île d’Ornö dont nous enroulons la pointe sud-ouest sous gennaker, nous entrons dans le bassin de navigation de Mysingen. Le vent s’y renforce et s’établi à 20 kt avec des rafales à 25 kt. Nous évoluons vent arrière en ciseaux avec 1 ris dans la grand-voile et dépassons assez régulièrement les 6kt dans cette longue descente vers Nynäshamn. Plus nous approchons de la partie sud du Mysingen, plus la mer se creuse. Nous surfons sur certaines vagues et constatons que derrière nous la mer s’est couverte de moutons. En arrivant à Nynäshamn, où le port est bien abrité de la mer, nous sommes hallucinés par la taille d’un grand paquebot de croisières MSC. Il s’agit ni plus ni moins d’une grosse barre d’immeuble flottante très moche, et qui, à terre, serait sans doute vouée à la destruction dans le cadre d’un plan de ré-urbanisation. Seul truc marrant : un immense toboggan en tube domine le pont supérieur, et nous faisons croire aux enfants qu’il éjecte ses passagers dans la Baltique 50 mètres plus bas !
Après avoir longé le MSC, nous gagnons le port et trouvons une petite place sur un catway dont l’approche est rendue assez sportive par les 15 kt de vent arrière qui soufflent encore dans le port. C’est la première fois que nous revenons sur une étape déjà « cochée » à l’aller. La sensation est assez agréable, et nous avons presque l’impression d’y avoir nos habitudes. Seul ombre au tableau, le pompiste refuse de m’échanger ma bouteille de gaz car celle que nous avons ne fait pas exactement la même contenance. Je lui propose d’acheter une plus grande mais refuse car, selon lui, les bouteilles consignées doivent « restées en Suède ». Vrai problème de livraison avec CampingGaz ou petit symptôme xénophobe avec ma tête de « tout sauf suédois », nous ne saurons jamais. Je me plais en revanche à piquer une grosse colère en public et en anglais, devant ce désagréable pompiste visiblement peu habitué à ce qu’on lui tienne tête et qui très vite se décompose, me tournant le dos en baragouinant qu’il va appeler la police. Je repars avec ma fierté de petit coq français en étandard, et le sentiment de pouvoir au moins annoncer à Claire que, certes je reviens avec une bouteille de gaz vide, mais qu’au moins j’ai été combatif dans la défaite !

Mercredi 14 juillet – Nynäshamn // Ringsön
Pour cette redescente nous nous sommes jurés de profiter un peu plus des lieux qu’à l’aller.  Entre mon doigt et les problèmes de moteur nous sommes passés à côté de pas mal d’étapes que nous avions repérées initialement. L’île de Öja, plus souvent appelée Landsort fait partie de ces étapes. Elle accueille le plus vieux phare de Suède. Le départ de Nynäshamn se fait sous gennaker par une bonne brise de travers. Nous sommes pour l’instant à l’abri d’une île plus à l’est, et filons à plus de 6,5 kt pendant près d’une heure. Plusieurs grands voiliers sont à nos côtés et ont grande peine à nous remonter. Nous traversons ensuite la partie sud-ouest du bassin de Mysingen, descendu la veille. En quelques minutes, la mer se creuse et nous affrontons une houle très courte avec des creux de plus deux 2 mètres qui viennent de babord et nous font sacrément rouler ! Impossible de tenir le gennaker gonflé dans ces conditions. Nous l’enroulons, et essayons d’avancer tant bien que mal dans cette mer très inconfortable, la pire que nous ayons rencontrée avec Claire sur ce bateau. Le tarif est le même pour l’ensemble de la petite flotte que nous formons à une dizaine de voiliers. Comme d’habitude, nous sommes les plus petits. A l’intérieur du bateau c’est « Bagdad » ! Tout ce qui n’était pas rangé dans les équipées se retrouve par terre, et les enfants présentent (et pour Blanche, c’est une première) quelques signes de mal de mer.  Une fois le Mysingen passé, nous enroulons une grande pointe de terre et nous nous retrouvons dans un bassin bien plus calme. Nous quittons rapidement notre flotte improvisée pour nous engager vers le sud et l’île de Landsort. Nous préparons notre arrivée et nous engageons dans une petite crique au nord-ouest de l’île. Un homme au porte-voix nous demande si nous avons réservé une place, et répondons en braillant que non. Les plaisanciers (notamment allemands) sont arrivés en force depuis 10 jours, et les ports et mouillages sont de plus en plus chargés. Nous sommes éconduits et devons reprendre la mer. Nous décidons de poursuivre vers l’ouest et, après consultation du guide nautique, portons notre dévolu sur une crique sauvage à l’ouest de l’île de Ringsön. Nous y arrivons en milieu d’après-midi et 25 MN parcourus. Nous abordons quelques rochers par l’avant avec ancre arrière, et prenons notre place à côté de deux autres bateaux. Dix minutes plus tard nous sommes tous à l’eau à plonger depuis le tableau arrière dans une eau particulièrement bonne. Je repère quelques rochers d’où sauter, et improvise une initiation sauts depuis les cailloux avec les enfants. Nous terminons cette superbe journée par un magnifique morceau de saumon fumé accompagnée d’une petite crème citron échalote et du guacamole, le tout poser sur une sorte de biscotte suédoise aux céréales : le pied !

Jeudi 15 juillet – Ringsön // Arkösund
Après une nouvelle courte nuit pour moi, nous nous réveillons dans un décor cotonneux. La brume a envahi le mouillage. La météo annonce qu’elle sera levée avant 10 heures, et nous prenons notre temps au café. Rapidement, de nombreux bateaux quittent le mouillage ce que nous interprétons comme un bon présage. Le brouillard commençant à se déchirer par endroit, nous décidons de commencer à nous préparer pour la navigation du jour : une traversée cap sud-ouest de 25 MN en coupant par le large, pour rallier le port d’Arkösund.  
Une heure plus tard, nous quittons l’abri des îles et prenons notre route. La visibilité est très moyenne, et un doute commence à s’immiscer dans nos têtes concernant la levée du brouillard. Le temps de nous concerter, les quelques cailloux qui subsistent autour de nous ont disparu dans un épais brouillard, les îles derrière nous également. Notre expérience à la voile est faible, celle de la navigation dans le brouillard est nulle. Nous décidons de poursuivre au près avec grand-voile et appui moteur à une vitesse de 4 kt. Nous naviguons uniquement à la cartographie Navionics sur la tablette, et n’avons ni AIS ni réflecteur radar… J’envoie Claire à l’avant avec la trompette de brume et lui demande de souffler dedans régulièrement. Nous scrutons l’horizon avec une visibilité qui oscille entre 50 et 150 mètres à 360°. Nous allons rester dans cet épais et angoissant brouillard pendant trois heures, et allons au passage traverser deux importants chenaux de navigation pour les cargos en provenance ou à destination des ports de Oxelösund et Norrköping. Pour nous rassurer un peu, je me connecte avec mon portable à l’application Marine Traffic pour tenter de repérer si des bateaux circulent ou non dans notre secteur. N’arrivant pas à nous situer précisément sur cette cartographie d’ensemble, et ne sachant pas s’il s’agit du trafic en temps réel, l’opération a peu d’intérêt. Le brouillard commence enfin à se déchirer par endroit. Au loin nous apercevons sur un rocher affleurant à la surface notre premier phoque sauvage du voyage ! Tout le monde est excité sur le pont.  Nous sortons finalement complétement du brouillard à quelques milles d’Arkösund. Le vent se renforce et nous sauvons cette journée stressante par une belle navigation à la voile, au près dans 12 à 15 kt de vent avant de rallier le port. En dégustant une grande bière au pub en soirée, nous débriefons. Même si nous avons plutôt bien géré la situation en allumant tous nos feux, en mettant l’un de nous à la proue, et en nous signalant avec la corne, nous aurions surement dû faire demi-tour en voyant le brouillard encore dense vers le large. Nous avons bêtement insisté en nous fiant à notre habituel adage : « qui écoute la météo, reste au bistrot !». Même si tout s’est finalement bien passé, ce coup-ci, nous aurions peut-être mieux fait de rester boire des cafés ou des bières à notre mouillage 😉

N’hésitez pas à aller faire un tour du côté des galeries photos si vous avez envie d’en découvrir quelques-unes supplémentaires !

Bises à tous et à bientôt !

Claire & Alex

5 réflexions sur “Arholma // Arkösund – Du 6 au 15 juillet

  1. Salut les marins….Il y avait tant à dire précédemment que je n’ai pas encore eu le temps de vous féliciter pour les photos , toutes vraiment super chouettes, sympa, belles ou rigolotes !!

    J’ignore si vous le savez, mais Arte diffuse tous les vendredis (c’était aujourd’hui…et j’y étais !!) en début d’après-midi 2h30 d’une série:
    « Meurtres à Sandham »…. vous auriez dû faire gaffe et être plus vigilants !!
    Cela se passe dans le même milieu que vous : des très friqués, qui comme vous fréquentent le Yatching Club, font des régates, et ont tous de magnifiques maisons colorées en bois au bord du rivage.
    Content que vous vous en soyez si bien tirés !!
    C’est vrai vous y étiez lundi..! Car c’est tous les vendredis qu’il y a une ou deux morts violentes à Sandham.

    Je voudrais aussi donner une palme artistique à Paul, son dessin d’une sorte de Fort Boyard est magnifique…
    Alors que je trouve Blanche fantastique dans Radio-Boubou…..tout pour faire une grande journaliste ou chroniqueuse à la Radio ou TV !!

    Dernière question: alors la pêche …après toutes ces heures en mer…quel résultat ??
    Aviez-vous au moins une mitraillette à la traine, parce que ça, en plus c’est pas une grosse fatigue !
    Ou alors étes-vous restés les rois de la saucisse grillée ??

    Chers vikings…une grosse bise au commandement et aux mousses, et je vais prier Eole pour vous….qu’il se mette dans le bon sens,
    je ne sais ce que vous lui avez fait…mais il vous en veut !

    Jean Pierre

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  2. il s’agissait de « Awakening in jazz club » ou de « Black coffee without sugar » (grâce à vous, j’ai découvert tout un tas de playlist en tapant « wake up jazz ». Quant à VOTRE POMPISTE REEL-SUEDOIS , je crois que c’est POPET, LE SODOMITE RUSSE IVRE, bien connu dans la région, mais je n’en suis pas sûr

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  3. Episode palpitant et un peu angoissant… fichu brouillard ! le château de Paul est une vraie réussite et vos photos sont superbes ! le Capitaine Courageux debout en bermuda devant le drapeau tricolore est magnifique, quant à Claire à la corne de brume pour clore cet épisode… à tomber !!!!
    bisous à vous 4

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  4. Tout est déjà dit, et magnifiquement !
    Alors simplement un grand bravo pour cette première nav par temps de brume, qui, bien menée, a l’immense mérite d’avoir conduit à bon port un équipage enrichi d’une expérience nouvelle. Ce soir là au pub, la « grande bière » bien méritée avait certainement un goût extrêmement satisfaisant !
    Réminiscence pour nous, fin août 96.
    Nous venons d’accoster vers 20 h à La Turballe, venant du Crouesty au moteur, par un temps particulièrement bouché et vent nul, mais rassurés par une météo qui à midi nous annonçait le retour du soleil dans la soirée par le sud.
    La brume est maintenant tellement dense qu’elle se transforme en crachin dans cette sombre soirée précoce et anormalement silencieuse. A l’abris dans la cabine je déguste “une grande bière“ pendant que Jacqueline nous prépare à dîner. Un bruit de moteur puissant, accompagné de flash bleu, me fait glisser la tête à l’extérieur. C’est une petite vedette professionnelle de remorquage qui conduit sur le ponton voisin un voilier de 9 à 10 m. monté par une escouade de jeunes gens manifestement sous le coup d’une forte déconvenue … Le gros moteur tournera encore un long moment (et le phare bleu itout) couvrant à peine de forts éclats de voix … avant que le remorqueur ne quitte les lieux rageusement ! Bigre ….
    C’est alors un bruit de chaine ragant longuement un pont pont tout proche qui me fait ressortir, alors que le ciel s’éclaircit dans la nuit qui arrive pourtant. Sur le voilier qui vient d’être amarré un équipier finit de remplir la baille à mouillage, pendant que le skipper arpente le pont son portable (ou la VHF ?) à l’oreille :
    “‘ mais Papa puisque je te dis qu’on y voyait rien du tout ! … » …
    « mais … on a essayé, mais on savait même pas trop où on était … »
    “ Non, pas Belle Ile, La Turballe, je te l’ai déjà dit … »
    “ Ben oui …, mais c’était ça ou rien ! … » ….
    J’ai cru comprendre que la décision de mouiller en mer n’avait pas abouti… entrainant pour le propriétaire une somme, sans doute assez coquette mais indigeste, pour sauvetage « corps et biens » de son navire et de la troupe insouciante qui l’avait emprunté.
    Bref, votre étape de 25 miles en Baltique brumeuse, parfaitement réalisée avec un zeste d’angoisse légitime, est indéniablement une expérience qui vous apportera beaucoup. Bravo encore !
    Et encore bon vent et bonne mer à vous quatre !
    Jacqueline et Jean-Claude

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